mardi, janvier 23, 2007

L’expression artistique contemporaine

Si les Péruviens parlent volontiers de la culture « Afro-péruvienne » et « indo-péruvienne », qui leur ont apporté un nouveau lustre "sportif" dans des disciplines comme le football, le volley ball (chez les dames), une cuisine succulente "manos morenas", tout un folklore de musiques, de danses, de costumes. Musique qui fut la survivance difficile des patrimoines africains dans ce domaine et de la mixité tout aussi ardue, car part de nombreux aspects interdits l'une et l'autre. En effet les instruments de musique leur étaient interdit. Ils en seront réduits à frapper sur des caisses, des pieds ou frapper dans les mains. Comme l'illustre la chanson dansée "el Zancudo" (type de moustique) qui s'est popularisée sous la forme d'un gardien de champs qui s'inquiète des rythmes entendus dans les champs et s'en informe en donnant de la voix. Les travailleurs dans les champs répondant dans le tempo "Zancudos… Señor, hay muchos zancudos" (des moustiques monsieur, il y a beaucoup de moustiques). Au début la mixité entre noirs et "indiens" est interdite sous peine de mutilation voire de mise à mort et de toute façon séparation du bébé ou des enfants lorsqu'il y en a produit de cette union. C'est la révolte qui libèrera hommes, femmes et leurs expressions. Des hommes mis en esclavage arrivent parfois à s'échapper puis à libérer d'autres slavisés et deviennent hors la loi, craints sous le nom de "Cimarrones". Ils sont tellement nombreux qu'ils créent même de véritables cités de maquis les plus petites sont appelées "guariques", le plus grandes "palenques".

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